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Algues vertes. Le réquisitoire de la Cour des comptes

5 juillet 2021, Bretagne Bretons, , 0 Commentaire

La Cour des comptes est généralement là pour vérifier si les fonds publics sont bien utilisés. Mais dans un rapport épais de 300 pages, l’institution prend de la distance avec la stricte comptabilité publique pour se lancer dans un véritable réquisitoire contre l’action de l’État dans la lutte contre les algues vertes.

La Cour considère qu’elle « ne fonctionne pas », que les plans ont été « mal définis » et que l’impact est limité malgré tous les millions engagés chaque année. Il est vrai que si on enregistre une légère tendance à la baisse dans le nord-Bretagne, les échouages sont en revanche à la hausse dans le Morbihan, témoignant que la Bretagne sud, elle aussi, est gagnée par ce phénomène dont la région ne parvient pas à s’extirper.

Estimant que c’est l’apport excessif de nutriments (azote et phosphore) qui permet aux algues de se goinfrer et de proliférer, l’institution considère que « seule une action sur l’azote peut permettre de limiter ce phénomène » et qu’il faut se lancer dans une agriculture « à faible fuite de nitrates ». Quand on sait d’où provient la majorité des flux d’azote, cela signifierait une baisse drastique de l’activité d’élevage qui fait la spécificité de la Bretagne. Est-ce audible dans une région dont le secteur agroalimentaire repose en grande partie sur l’élevage ?

Dans l’attente d’un hypothétique virage décisif, la Cour préconise des plans d’action au-delà des huit bassins concernés, des objectifs d’évaluation et suivis chaque année, des contrôles renforcés et surtout des incitations au changement de pratiques agricoles via la nouvelle PAC (politique agricole commune) qui affiche des ambitions pour le verdissement de l’agriculture européenne.

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