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Des sous-marins aux licences de pêche Français et Britanniques s’envoient des flèches

11 octobre 2021, Bretagne Bretons, , 0 Commentaire

Décidément, les relations franco-britanniques sont tendues ces temps-ci. L’affaire des sous-marins est restée en travers de la gorge des Français, Jean-Yves le Drian a failli s’étrangler tant il était remonté et s’il n’y a pas eu de rappel de l’ambassadeur de France au Royaume-Uni, le tensiomètre est monté entre les deux pays voisins.

À une tout autre échelle, voilà que le ciel se charge de plus en plus au-dessus de la Manche à propos des licences de pêche dans les eaux de Jersey, attribuées aux pêcheurs français, majoritairement bretons. Les accords du Brexit ont prévu que les licences seront accordées aux pêcheurs qui exerçaient déjà dans ces eaux avant la date de sortie du Royaume-Uni, mais depuis, le gouvernement britannique, via ses autorités maritimes, multiplie les procédures pour réduire leur nombre, au prétexte que certains bateaux ne sont pas en mesure de prouver qu’ils exerçaient bien dans ces eaux. Nombre d’entre eux n’avaient en effet aucune raison de conserver une trace numérique de leurs itinéraires quotidiens et les licences ne sont donc décernées qu’au goutte à goutte dans une sorte de guerre des nerfs dont les Britanniques sont des spécialistes reconnus. Ils sont forts !

Mais en face, la détermination semble aussi forte, au point que Macron a demandé un recensement des toutes les mesures de rétorsions qui pourraient constituer autant de réponses au non-respect des accords du Brexit, dont les licences de pêche ne sont sans doute à ce jour que la partie immergée de l’iceberg. Autour des frontières en Irlande, par exemple, on s’attend à des complications encore plus cruciales qu’avec les poissons de la Manche.

La France et plus largement l’Europe qui semble décidée à apporter son soutien, disposent de moyens de répliquer à l’attitude des Britanniques, notamment en limitant leur accès aux ports européens où ils écoulent 80 % de leur pêche. Mais actuellement, c’est plutôt du côté de l’électricité que la tension monte. Il a même été question de couper purement et simplement le courant à Jersey et Guernesey, alimentés par des lignes venant du continent et de fournisseurs européens. On n’en est pas encore là, mais dans une première étape, c’est par des baisses du flux d’électricité que pourrait démarrer la réplique. « Oh Maggie, le thé est un peu froid ce matin, n’est-il pas ? ».

Bretagne Bretons

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