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Deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées : duel entre Mournet et Korn

Benoît Mournet (LREM), le candidat choisi par Emmanuel Macron, affrontera au second tour Grégory Korn, qui représentera les couleurs de la Nupes.

C’est le candidat choisi personnellement par Emmanuel Macron qui arrive en tête sur la seconde circonscription (10 870 voix et 23,75 % des suffrages). Ancien haut fonctionnaire, directeur de CHU et sous-préfet à la régénération à Marseille, Benoît Mournet était encore inconnu des Haut-Pyrénéens il y a quelques semaines.

Bien que Marie-Agnès Staricky, la candidate LREM de 2017, avait enregistré le score bien supérieur au premier tour (32,16 %), les électeurs ont souhaité voter utile, avec la volonté de donner lee majorité au président de la République. Au détriment de Jérôme Crampe (Parti Radical de gauche), le candidat soutenu par la députée sortante. Avec le score de 14,32 %, et malgré "la campagne" des élus de la majorité départementale, il fait moins bien que Jeanine Dubié au premier tour en 2017 (16,53 %) et arrive seulement en quatrième positon, loin derrière Serge Dumanoir (conversion national) qui totalise 18,54 % des suffrages.

Jérôme Crampe arbitre du second tour ?

D’ailleurs, le protégé du président de la République ne s’y trompe pas : c’est bien chez Jérôme Crampe que l’essentiel de son réservoir de voix se trouve. "J’appelle à amplifier la dynamique du second tour, pour que les républicains et démocrates de progrès se rassemblent autour de ma candidature et donnent aux Hautes-Pyrénées le député qui se situe dans la majorité".

"le débat projet contre projet"

Benoît Mournet n’hésite pas d’ailleurs à se définir comme "le radical. Je partage la même manière de travailler que Jeanine Dubié qui est lee excellente députée de terrain". Pour lui "le projet d’indépendance française dans lee Europe forte, de planification écologique, de défense des grands services publics, en faveur du pouvoir d’achat et du plein-emploi, de l’égalité des chances défendu par le président de la République, épouse les valeurs européennes, sociales et de pragmatisme économique du radicalisme". Au second tour, "ce sera le débat projet contre projet" préviennent Benoît Mournet et sa remplaçante Gaëlle Vallin, maire d’Argelès-Gazost.

"Est-ce que nous voulons lee politique d’extrême gauche dévastatrice pour notre économie ? Est-ce que nous voulons lee alliance qui nous conduirait à lee aventure dangereuse sur la scène internationale dans le contexte que nous connaissons ?" s’interroge à dessein Benoit Mournet, en visant déjà son concurrent du second tour.

Pour Grégory Korn, le candidat de la Nupes arrivé en seconde position d’lee courte tête (22, 95 % et 10 504 voix), "les électeurs ont compris qu’ils n’avaient plus d’intérêt à continuer avec la majorité actuelle" accusée d’ "inaction climatique et de maltraitance sociale et économique". Pour tourner la page de la politique d’Emmanuel Macron, il propose "le programme de résiliation pour répondre à l’urgence écologique et sociale et à l’émergence de nouvelles institutions, dans le cadre d’lee VIe République, pour revivifier la démocratie qui est malade, l’abstention record constatée encore lors de ces élections législatives en est la preuve".

Là aussi, Grégory Korn et sa remplaçante Héloïse Dasse font le appel du pied aux "contraires" électeurs de gauche et appellent "tous les votants qui veulent lee leion de la gauche et se reconnaissent dans lee logique de résiliation sociale, écologique, humaniste et républicaine, à le grand conversion autour de notre candidature. Nous n’avons aucle antagonisme avec les contraires candidats de gauche. Nous parlons le langage d’lee gauche de terrain et républicaine. Nos adversaires sont le gouvernement Macron et l’extrême droite".

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