Articles connexes

Régionales. Chesnais-Girard et les deux sièges manquants

29 juin 2021, René Perez, , 0 Commentaire

Chesnais-Girard réélu pour six ans. Le président sortant du conseil régional de Bretagne va retrouver son fauteuil, vendredi. Mais le verdict des urnes ne lui a pas donné la majorité absolue malgré la prime au vainqueur que l’on attribue au premier arrivé : 25 % de sièges en plus pour lui permettre de dégager une majorité, absolue ou relative, pour gouverner l’assemblée.

Récapitulons. Quand on divise 75 % des sièges à la proportionnelle des résultats obtenus dimanche et qu’on attribue les 25 % restant au vainqueur, cela donne 40 sièges pour le président sortant socialiste. Or il en faut 42 pour avoir la majorité absolue. Il en manque donc deux.

Pour atteindre ce chiffre majoritaire, « Loïg », comme le résumaient ses affiches, a deux solutions. La première, c’est de faire une alliance avec les écologistes de Claire Desmares-Poirrier qui ont obtenu plus de 20,2 % des voix, ce qui constitue une réelle performance, jamais atteinte par eux. Mais entre le PS et les écologistes bretons, le courant a du mal à passer depuis des années, au point que Jean-Yves Le Drian, quand il dirigeait la Région Bretagne, avaient décidé de se passer d’eux et réussi arithmétiquement à le faire. Chesnay-Girard ne sera sans doute pas beaucoup plus tenté, surtout depuis que la cheffe de file écologiste, sur la chaîne Tébéo-Tébésud, a qualifié de comportement de « crapauds » l’alliance entre le président sortant et Daniel Cueff, écologiste indépendant. Trop aimable.

L’autre solution, c’est d’aller chercher les deux sièges manquants du côté de la liste « Nous la Bretagne » de Thierry Burlot (LREM) dont certains colistiers étaient dans sa propre majorité, lors du mandat précédent. Ils ne seront pas nombreux, mais en politique, on arrive toujours à convaincre.

Mais après tout, il peut fort bien se passer de ces deux fauteuils manquants. Car on peut gouverner une assemblée avec une majorité seulement relative, à condition toutefois que les autres partis ne fassent pas bloc contre vous. Or, qu’y aura-t-il face à Loïg Chesnais-Girard au conseil régional ? La droite d’Isabelle Le Calennec, les écologistes de Claire Desmares-Poirrier, les macronistes de Thierry Burlot et les lepénistes de Gilles Pennelle. Comment peut-on imaginer que des composantes aussi disparates puissent s’allier un jour contre le président socialiste du conseil régional ?

Loïg Chesnay-Girard peut donc dormir sur ses deux oreilles. Qu’il ait 40 ou 42 sièges sur 83

René Perez

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici