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– Jordi Cuixart: «Les mesures de grâce ne sont pas la solution au conflit»

L’un des neuf leaders catalans condamnés pour sédition réagit depuis sa prison aux mesures de grâce annoncées par le gouvernement espagnol. Interview exclusive.

Cécile Thibaud, Madrid

Publié: 21.06.2021, 19h15

Le gouvernement espagnol est sur le point d’approuver des mesures de grâce pour les dirigeants catalans condamnés. Considérez-vous cela comme une première étape pour le dialogue entre la Catalogne et l’État?

Le «pardon» du gouvernement n’est pas la solution. Ni moi ni mes compagnons n’avons commis de délit. Je ne regrette rien de ce que j’ai fait. Le seul moyen de préserver l’exercice des droits fondamentaux est de les exercer. L’Espagne est consciente qu’il s’agit d’une anomalie démocratique dans l’Union européenne. Elle est le seul État membre avec des prisonniers politiques et des exilés. Et avec les grâces, elle cherche à blanchir son image internationale, qui s’est détériorée ces dernières années. Soyons clairs, les grâces libéreraient neuf prisonniers politiques catalans, mais ce n’est que la pointe de l’iceberg de la répression d’État: nous continuons d’avoir des personnes en exil (certaines en Suisse comme Anna Gabriel ou Marta Rovira), et plus de 3400 personnes ont été et continuent d’être victimes de représailles pour avoir exercé des droits fondamentaux et défendu le droit à l’autodétermination. Les mesures de grâce ne sont pas la solution au conflit. Seule l’amnistie est une solution globale qui permettra de mettre fin à la répression et d’initier la résolution démocratique du conflit à travers un dialogue honnête et sincère.

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