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Parlement tunisien suspendu – «C’est un coup dur porté à la fragile démocratie tunisienne»

– «C’est un coup dur porté à la fragile démocratie tunisienne»

Le chef de l’État s’est approprié tous les pouvoirs dimanche soir. L’incurie du gouvernement lui en a donné le prétexte.

Andrés Allemand Smaller

Publié aujourd’hui à 20h19

Des supporters du président Kais Saied réunis devant le parlement lundi à Tunis. «Beaucoup de gens en avaient ras le bol de ce gouvernement dominé par Ennahdha», dit le politologue Hasni Abidi.

AFP

Le président Kais Saied a annoncé dimanche soir à la télévision le limogeage du premier ministre Hichem Mechichi et la suspension du parlement, au terme d’une journée de protestation nationale contre le gouvernement.

AFP

C’est un coup d’État ou pas?

C’est d’abord un coup très dur porté à la fragile transition démocratique tunisienne, une mauvaise nouvelle pour cette expérience unique issue du Printemps arabe. On croyait le temps de l’autoritarisme révolu, mais voilà le grand retour de «l’homme providentiel» qui concentre tous les pouvoirs. Le président a beau être professeur de droit constitutionnel, il fait une lecture extrêmement singulière de l’article 80 de la loi fondamentale. Le chef de l’État n’est censé prendre en main l’Exécutif qu’en cas de menace imminente sur la démocratie. Prétendre cela est totalement exagéré. C’est un détournement!

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