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Tourisme de masse – «Sommes-nous d’accord de réduire nos déplacements?»

Pour Urs Wagenseil, professeur à l’Institut de tourisme de la HES de Lucerne, certains pays ouvrent les vannes pour des raisons économiques, mais une réflexion s’impose.

Virginie Lenk

Publié aujourd’hui à 15h28

Le navire de croisière MSC Orchestra quitte Venise le 5 juin 2021, signalant le retour des touristes dans la Cité des Doges.

AFP

La pandémie a-t-elle mis un terme au surtourisme?

Elle a surtout démontré les impacts dramatiques d’une absence totale de touristes dans des lieux qui en dépendent fortement. La branche emploie une personne sur dix dans le monde, et des centaines de millions de jobs sont menacés (ndlr: entre 100 et 120 millions en 2020, selon l’UNWTO). Certes, les impacts négatifs du surtourisme ne sont pas à minimiser, mais pour beaucoup de pays, l’heure est plutôt à la reprise économique.

N’avons-nous rien appris alors?

Dans le besoin, certaines destinations vont rouvrir les vannes. Regardez, les bateaux de croisière qui reviennent à Venise. À court terme, c’est fantastique, diront certains, mais à long terme, tous les problèmes du surtourisme vont se reposer. Nous ne ferons pas l’économie d’une discussion sur ce point. À savoir, combien de touristes voulons-nous, quelle est la limite à ne pas dépasser, le tout dans l’optique d’un tourisme durable.

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