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Victoire des talibans – En Afghanistan, la «chute de l’empire américain»

– En Afghanistan, la «chute de l’empire américain»

Le retrait chaotique des États-Unis marque la fin des guerres contre le terrorisme lancées après le 11 Septembre 2001. L’analyse de Marc Hecker, coauteur de «La guerre de vingt ans».

Louis Colart, Le Soir (LENA)

Publié aujourd’hui à 16h37

Des soldats américains sécurisent l’aéroport de Kaboul et l’évacuation des ressortissants étrangers et afghans ayant travaillé pour les Occidentaux, le 16 août 2021.

keystone-sda.ch

La reprise express de l’Afghanistan par les talibans marque-t-elle la fin de la «guerre de vingt ans» sur laquelle vous avez écrit?

Cette expression est de plus en plus employée pour la guerre en Afghanistan, parce qu’il est vrai que l’intervention a commencé en 2001 et que la chute de Kaboul est en 2021, mais enfin, il ne faut pas présager de la suite. Pour Élie Tenenbaum et moi, cette expression de la «guerre de vingt ans» était plus large, on englobait la guerre globale contre le terrorisme, enclenchée par George W. Bush à la suite des attentats du 11 Septembre. Un cycle stratégique s’était ouvert à ce moment-là, avec une réorientation de la politique étrangère américaine vers cette lutte, avec véritablement des guerres sur différents théâtres (le premier ayant été l’Afghanistan, mais il y en a eu d’autres ensuite). Ce qu’on pressentait au printemps dernier, au moment de publier le livre, c’était que les États-Unis souhaitaient changer de cycle, pour s’orienter vers d’autres enjeux: compétition stratégique avec la Chine, lutte contre les conséquences du Covid, transition énergétique… Le retrait annoncé des troupes d’Afghanistan symbolisait la fin de ce cycle.

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