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Économie | Vie étudiante : Aix et Marseille dans le top 15 des villes les plus chères selon l’Unef

La rentrée approche… et les dépenses augmentent. Voilà ce qui attend les étudiants français, confrontés à une hausse globale du coût de leur vie : +2,5%, soit une augmentation de 247,38 euros pour être plus parlant, selon le syndicat étudiant Unef qui publie aujourd’hui son classement des villes étudiantes les plus chères.

Le bilan 2021-2022 dressé par l’Unef pointe du doigt plusieurs coupables : les logements et les transports principalement, dont les prix ont encore augmenté, mais aussi la baisse des aides adressées aux étudiants. L’Unef rapporte une diminution d’environ 40 euros par an depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.

9 villes d’Île-de-France dans le top 10, une hausse dans les villes provençales

Dans son rapport, le syndicat détaille les critères justifiant la place des différentes villes universitaires dans son classement. L’écart entre la ville la plus chère (Paris, sans surprise) et la moins chère (Limoges) atteint 483 euros. Le constat général est alors sans appel : les inégalités territoriales se sont creusées, selon les politiques adoptées par les municipalités.

Ainsi, si Paris occupe la première place du podium, la ville est celle qui enregistre la seule diminution du coût de la vie (- 1,54%), notamment grâce à un encadrement du prix des loyers.

Le classement réalisé repose sur plusieurs critères principaux : les frais d’inscription à l’université, l’alimentation, l’électricité, le prix de l’abonnement annuel aux transports en commun, les loyers moyens des logements étudiants privés (mesurés par Locservice.fr), ou encore les montants mensuels des APL versées par les caisses d’allocation familiale.

Les huit premières places du classement sont occupées par la région parisienne : la capitale remporte le gros lot avec un coût de vie moyen atteignant jusqu’à 1 276,69 euros par mois.

En Provence, Aix « remporte » la 13e place avec un coût mensuel moyen de 1 000 euros (soit une hausse de 3,07% par rapport à l’an dernier), juste devant Marseille en 14e position. Les étudiants de la cité phocéenne dépensent en moyenne 962 euros par mois, soit une hausse de 2,87 %.

Avignon, elle, figure en 26e position du classement : le coût moyen de la vie y est estimé à 871,40 euros par mois.

En Provence : inflation et hausse des loyers supérieures à la moyenne nationale

Les deux villes n’ont pas à se vanter. D’un côté, Aix-en-Provence enregistre une inflation des loyers supérieure de 123 euros par rapport à la moyenne nationale. « La combinaison du coût des loyers et de l’infrastructure de transports peu développés pousse de nombreux étudiant·e·s à aller vivre sur Marseille pour payer des loyers moins élevés. Cependant, ils·elles doivent alors ajouter à leur coût de déplacement le tarif de la navette entre Aix et Marseille à 21€ par mois ainsi que, potentiellement, le coût de l’abonnement transports de la ville de Marseille », indique l’Unef.

À Marseille, la hausse des loyers est également supérieure à la moyenne nationale. Le syndicat s’indigne : « L’abonnement annuel dans les transports en commun est également trop élevé pour une ville très étalée et aux sites universitaires éclatés, ce qui fait qu’il est pratiquement impossible d’être étudiant·e à Marseille sans devoir prendre les transports en commun ».

A Avignon, les étudiants rencontrent des problèmes similaires. L’Unef y recense encore une fois une forte augmentation du prix des loyers : atteignant environ 426 euros mois, il aurait grimpé de 2,4%. « Le coût des transports est également particulièrement élevé pour une ville de la taille d’Avignon, et le réseau assez peu développé. Ces deux facteurs poussent les étudiant·e·s à vivre en périphérie ou dans les villes proches, notamment chez leurs parents, et à utiliser leur véhicule personnel pour se déplacer » ajoute le syndicat.  

Les revendications portées par l’Unef

La première réclamation du syndicat est sans équivoque : une gratuité des transports en commun, pour les étudiants. Au niveau national, le montant moyen des abonnements mensuels a globalement augmenté de 1%… Concernant Marseille : « l’UNEF dénonce la suppression de l’abonnement en aller/retour pour 15 euros par an qui permettait à de nombreux·ses étudiant·e·s de pouvoir vivre en dehors des grandes villes aux loyers trop élevés. » La carte ZOU qui permettait de faire des allers et retours en TER est en effet passée de 15 euros à 100 euros par an en 2019, puis à 90 euros par an en 2020. « L’UNEF demande donc le retour à un abonnement permettant de réaliser ces allers – retours pour 15 euros par an ».

Seconde demande : une révision des aides sociales allouées aux étudiants, comprenant un élargissement des bourses à un plus grand nombre, ainsi qu’une hausse de 20%. Enfin, le syndicat réclame l’abrogation pure et simple de la réforme des APL, ayant entraîné jusqu’à 100 euros de perte pour certains.

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