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Politique | Manosque : les nombreux investissements prévus inquiètent l’opposition

C’est le premier « vrai » budget de la mandature. Après une arrivée tardive aux manettes en 2020, et le temps de l’installation et des lancements de projets en 2021, la patte de la municipalité Galtier est désormais apposée sur les comptes de la commune, avec notamment en ligne de mire quatre objectifs pour cette année : financer un niveau élevé de dépenses d’investissement pour préparer l’avenir ; garantir la stabilité des taux de fiscalité des ménages ; pérenniser l’autofinancement et assurer une gestion. Un programme idyllique qui a été exposé aux élus de la majorité et de l’opposition jeudi soir, à l’occasion du débat d’orientation budgétaire, point saillant de l’ordre du jour de cette première séance du conseil municipal de l’année.

« Beau sur le papier, mais pas réaliste »

C’est d’ailleurs le premier Plan pluriannuel d’investissement (PPI) présenté par la majorité, qui n’avait pas rendu sa copie l’année dernière. « Nous avons assumé, nous ne pouvions pas réaliser un PPI en cinq mois », justifie le maire. Avec 8,4 millions d’euros investis en 2021, la majorité compte monter en puissance en investissant 11 millions d’euros en 2022 puis 15 millions en 2023 et en 2024. Une capacité d’investissement multipliée par deux, qui s’apaisera en 2025 et 2026. Projet de requalification du Coeur de ville, travaux dans les sept écoles, rénovation du terrain de rugby de La Rochette et du gymnase des Varzelles, installation d’un terrain de foot synthétique à la Ponsonne, aménagements routiers, rénovation du cimetière du Grand Vallon… Tout autant de projets qui coûtent. « Je pense honnêtement que votre ambition en matière d’investissement et de PPI est surdimensionnée, réagit Armel Le Hen, leader du groupe d’opposition Unis pour Manosque. Vous avez dit que vous ne vouliez pas augmenter l’endettement, mais je ne vois pas comment avec un budget de fonctionnement à l’équilibre et maîtrisé certes, mais sans augmenter l’endettement, vous allez pouvoir assumer ces investissements tous les ans, même avec des subventions. Ce PPI est très beau sur le papier mais il ne me semble pas tout à fait réaliste ».

Pas d’augmentation d’impôts

« Vous avez raison il est ambitieux, mais c’est ce qu’on voulait, rétorque Camille Galtier. Il y a eu 6 millions d’euros d’aides financières en subventions sur le précédent mandat, c’est exactement la somme que l’on va avoir rien que sur le Contrat de plan État-Région. Donc j’ai bon espoir qu’on ne sera pas à 6 millions d’euros mais plutôt à 15 millions de subventions sur le mandat. Et si Manosque n’avait reçu que 78 0000 € de la part du Département en six ans, dans les prochaines années on peut multiplier cette somme et arriver jusqu’à 2 millions en étant pessimiste. Donc je pense qu’on peut raisonnablement penser que nous allons arriver à assumer ces investissements ».

Mais il est clair que pour financer ce PPI, la Ville va aussi devoir réaliser des économies de gestion et optimiser ses recettes. Cela passera notamment par la diminution du nombre d’agents « sans rogner sur le service public » précise le maire, mais aussi la renégociation des contrats, sans pour autant augmenter les impôts, comme l’équipe municipale l’avait promis durant la campagne.

Emilie Benaïcha-Lauvergon, est la seule à s’être abstenue à cause de l’absence du rapport égalité hommes-femmes. « Je salue l’effort du PPI mais il manque ce rapport qui est pourtant obligatoire. Si l’année prochaine vous nous présentez quelque chose de complet, je vous offrirai des fleurs », ironise l’élue du groupe d’opposition Demain Manosque.

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