Articles connexes

Société | Course de la mémoire : l’inlassable combat de Pascal Chamassian pour l’Arménie

C’était il y a un an. Le cessez-le-feu de la guerre des 44 jours était signé en Artsakh, ce petit territoire à l’Est du pays. Un an plus tard donc, la situation reste sous forte tension dans la région, où l’Azerbaïdjan appuyé par la Turquie menace quotidiennement l’intégrité territoriale de l’Arménie. « Le régime Aliev continue de détenir illégalement des otages civils et militaires arméniens », assure Pascal Chamassian, inlassable militant de la cause arménienne, figure emblématique de la communauté dans la région, ancien président de la Jaf Marseille et du CCAF Sud. C’est la demande de libération de ces otages qui sera portée ce dimanche matin par les quelque 400 participants de la Course de la mémoire. Cette épreuve – on peut s’inscrire en ligne jusqu’à 18 h ce soir, – se disputera sur 5 et 10 km, sur la Corniche rendue piétonne pour La voie est libre, cet après-midi.

La preuve par trois

« La guerre des 44 jours en Artaskh est une manifestation que la tentation génocidaire est toujours présente chez Erdogan et son petit frère Aliev », insiste Pascal Chamassian. « Utilisation d’armes interdites, déplacement des populations civiles, destructions de monuments et d’églises, utilisation de djihadiste, tortures et détentions illégales de prisonniers. Ce qui permet cette situation, c’est l’impunité dont jouit la Turquie lorsqu’elle continuer de nier le génocide arménien de 1915. Elle bénéficie ainsi d’un permis de recommencer. Et c’est ce qu’elle fait », poursuit celui qui est par ailleurs directeur artistique de l’ensemble de danse et musique Araxe-Sassoun.

Qui voit une deuxième raison au fait que la cause arménienne concerne tout le monde : « La faiblesse de l’Occident et plus particulièrement de l’Europe pendant cette période a été très douloureuse. Les Arméniens se sont sentis une fois de plus seuls et démunis, face à la barbarie. Dans cette région du monde, les Arméniens sont en première ligne, un ilot de résistance. Dans ce contexte, quand les grandes puissances détournent leurs regards, par lâcheté, elles encouragent la Turquie d’Erdogan à dérouler son projet de panturquisme, voire à la résurgence de l’empire ottoman. Erdogan multiplie les provocations et les agressions en toute impunité. »

Enfin, selon Pascal Chamassian, la guerre des 44 jours en Artsakh « a eu des conséquences sur la paix civile en France. Avec le déferlement de hordes de loups gris dans les villes françaises, appelant à la mort des arméniens. Même si le ministère de l’Intérieur a dissous ces groupuscules, il n’en reste pas moins que ce risque d’importation du conflit et de débordement existe toujours. Il n’y qu’à voir les derniers incidents au cours du match OM-Galatasaray. Ces manifestations inquiètent, menacent les Arméniens mais pas seulement. »

Inscriptions obligatoires avant ce soir 18 h sur www.kms.fr
Informations au 04 91 80 28 20.
Participation 10 €.
Pass sanitaire obligatoire.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici